02.04.2012

Daarjeeling, my darling!

A quand remonte la derniere fois que j`ai eu la sensation de faire du sur place tout en marchant? Pas au dernier cylone sur Pondicherry (j`y ai echappe!). Pas a ma derniere cuite (dans ce cas , c`est plus la rectitude de ma trajectoire qui est affectee), pas a mon unique sortie en ski de randonnee (quoique; Je me souviens bien avoir affreusement rale pendant la montee).

Non, je crois justement me souvenir  avoir eu cette sensation, il y a 2 ans a Dharamshala, lorsqu`accompagnee de ma copine polonaise  Magda, nous avions bravement decide de remonter de la ou se trouve le gouvernement tibetain en exil jusqu`a Mac leod Ganj. 

Ceux qui connaissent le coin sauront de quoi je parle, les brianconnais s`imagineront " La Chaussee" verglassee avec des semelles lisses, les autres, un tapis roulant pris en sens inverse.

Tout cela pour vous dire que le slogan demeure parfaitement adapte, meme  et surtout peut etre dans les contreforts de l`Himalaya : " La montagne, ca se gagne!".

Je viens d`arriver a Darjeeling (2000 metres d`altitude)donc, et de parvenir a l`Hotel "Aliment" , l`ultime a etre situe dans les hauteurs de la ville. Je vous le confirme, cette ville est pentue, voire abrupte, peut etre meme verticale, surtout apres 13 heures de train en provenance de Varanasi, suivies de 3h30 de Jeep, necessaires pour couvrir les 77 kms qui separent Siliguri d`Ici.

Allez, j`arrete de faire ma victime,car en fait, je suis ravie. J`ai, une fois de plus fait un super voyage! Depuis l`entree de la gare de Mugal Sarai, situee a 12 kilometres de Benares, jusqu`au croisement qui precede le dernier raidillon avant l`hotel, une cohorte d`anges gardien(nes) s`est succedee  et je n`ai, ni vu le temps passer, ni eu a gerer le moindre coup de speed souvent caracteristiques de ces moments de transit.

De l`etudiant de Delhi, au professeur de musique de Mussorie, en passant par  le docteur militaire cashmeri, jusqu`a la jeune femme nepalaise venue visiter sa famille a Darjeeling , toutes ces personnes ont jallone mon ititneraire avec prevenance et gentillesse, mettant un point d`honneur a ne pas m`abandonner avant de s`etre assure que j`etais sur le bon quai, dans le bon train, dans la bonne jeep et jusqu`au bon croisement.

Et me voici donc, passee en quelques heures de la chaleur accablante de Benares et des rives du Gange a cette station de montagne ou ne flotte plus l`ombre d`un sari.

Ici, c`est une population dans le "move", constituee principalement de nepalais, qui, profitant des arrivages chinois de toutes sortes s`adonnent a la mode,accros d`internet et de clips, a fond de consommation.

Les  jeunes, garcons et filles et les couples s`habillent "fashion", mangent dans des snackcs, boivent du coca. Jeans et cuirs a tous les etages avec gel dans les cheveux et lunettes stylees. Musique rap et RnB de toutes les provenances.

Cote pub,Y`a une grande foire expo pour bientot et un concours de coiffure branchee et tout de meme, une importante campagne de prevention contre le VIH.

les foreigners font partie du decor et sont noyes dans la masse.Katmandu, c`est pas ici. Remballe tes dreds et tes percings, tu t`es trompe d`adresse. Ceci etant, le nepalais etant d`une nature tres coole et decontractee, tu es le bienvenu quelle que soit ta bouille et ta panoplie.

Ici, a part les moines tibetains, et encore, on passe beaucoup moins de temps a prier qu`a Varanasi. On a mieux a faire sur Facebook ou dans le marche local qui regorge de magasins de fringues, de gadgets et de produits hifi. Tout ca "made in china".

Et comme je lis "grohkaland" partout (il manque un e quelque part je crois!), je m`informe et c`est en fait une revendication pour l`independance de l`etat par les nepalais, qu`ils n`obtiendront manifestement jamais.

Voila, je vous ai raconte mon arrivee dans cet autre lieu mythique aux parfums de the. Les temps changent ma bonne dame! Mais en se decalant un peu, ce que je ferai sans doute dans un ou deux jours, on peut facilemnt retourner a l`essentiel, je veux dire a la nature, la splendeur de l`Himalaya et a ce qui fait, en general,  rever ceux qui sont venus jusqu`ici.

Allez, le temps se rafraichit. Je pars donc a la rehcerche de magnifiques chaussettes a tongues pour ne pas avoir a mettre mes pieds en captivite.(made in China, comme il se doit!)

 

                                                              Je vous embrasse bien fort. Vero

 

P.S) Merci a tous ceux qui m`ont visite et laisse des jolis mots auxquels je n`ai pas pris le temps de repondre personnellement. Je pense a vous quand meme, soyez en surs.

07.01.2012

note en retard...

Si je parviens à faire un copier coller et que la connexion ne s’interrompt pas avant la fin de ma manip', vous pourrez peut-être lire un extrait d'une réflexion que m'a suscité mon immersion au Gujarat au mois de novembre. Allez, j'essaye. Comme je galère avec cette version de microsoft office 2011, c'est abusé! Et en plus, personne n'arrive à m'aider tellement c'est compliqué.

Bon, ben c'est raté! le blog n'accepte pas le "coller" depuis le bureau et bien sûr, je n'ai aucune explication.Donc ma note va rester au placard et vous ne partagerez pas mon questionnement identitaire, pas forcément révolutionnaire, rassurez vous!

je vous faisais juste part de ce que l'on est en mesure de ressentir lorsque l'on est "étranger", et de ce que suscite chez l'homme la peur de "l'inconnu". Vous voyez, d'autres ont bossé la dessus et bien mieux que moi.

Alors, bon, ça y'est, on est en 2012 et j'ai eu la veine d'amorcer cette transition à Bénarès (Varanasi ou encore Kashi), ville spirituelle universelle qui alimente de ses milliards d'offrandes, de cendres, de déchets et de merdes, le fleuve le plus sacré de l'Iinde:le Gange.

Très belle année à tous, même et surtout si ce doit être la dernière de l'humanité, aux dires de certains.

En tous cas, ici, aux confins de l'humanité, nulle frénésie à ce sujet. Des milliers de pèlerins aux pieds nus, venus des quatre coins de l'Inde, continuent de venir quotidiennement se purifier dans l'eau brune et glacée de la rivière Mère, côtoyant les bûchers de ceux qui auront eu la chance de brûler ici, par les soins de leurs pairs et de leurs familles.

La vie et la mort sont ici unies visiblement avec autant de rituels pour l'une comme pour l'autre.
Rien n'est dissimulé et l'on se débarrasse de son corps comme on se libèrerait d'une armure, d'une carapace ou d'une outre trop usée.

Ca y'est, la connexion part en sucette.Pas dit que vous aurez cette note en entier non plus. Allez, je tente de l'envoyer telle quelle.


A plus et des bisous à tous. Véro

17.11.2011

Dankeletager, le retour!!!

Me voilà, une fois de plus victime de ce satané outil Internet.

Je vous avais écris une Trèèèès.....longue note   avec:

mes excuses pour avoir suscité de l'inquiétude chez certains lors de mon précédent séjour, due à une avarice de nouvelles,

Un grand résumé des épisodes précédents comprenant les aventures avec Bibou, puis avec Sabine, le séjour à Bir, le voyage au Cachemire, puis au Laddhak,...

L'état d'esprit dans lequel j'étais revenue cette fois ci et la mince trame que je ne me suis pas jurée de suivre,

la narration de ma très belle journée d'aujourd'hui dans un endroit splendide du Gujarat, DWARKA,...

Et ben, tout mon brouillon a disparu lorsque j'ai demandé la publication de la note. Youpie.

Bref,c'est un signe qui invite, de toute évidence, à la synthétisation.

 

Donc, moi revenue en Inde depuis 26 octobre pour 6 nouveaux mois. Udaipur, comme toujours, pour se remettre dans le bain et maintenir l'ancrage.

Moi être partie en vadrouille pour stage d'immersion 100% indien dans l'état du Gujarat et être arrivée depuis lundi dans cette petite perle sacrée de l'hindouisme de la côte ouest, sur le bord de la mer d'Oman.

Moi avoir rencontré l'ange gardien de service grâce auquel je me baigne en toute tranquillité dans une eau turquoise à 26 degrés tous les matins, mange le meilleur Thali-Baba de tout Dwarka dans le petit temple d'Hanuman (le dieu singe), préparé par les bons soins du Guru Baba du dit ange, assiste inlassablement aux 100 000 rituels qu'accommplissent les pélerins au bord de l'eau,  contemple de magnifiques couchers de soleil, assise sur le ghat dans une atmosphère de Zénitude qui dispense de la consommation de tout artifice,aperçoit ma première tortue à fleur de vague,...

Bref,Je vis une nouvelle idylle avec un lieu hors du commun où la nature, une fois de plus vient apporter au sacré, une dimension supplémentaire que les temples, à eux seuls, ne pourraient contenir.

Il faudrait juste que les indiens pigent que  vénérer un fleuve, une mer, une montagne en lui balançant des offrandes par milliers suppose qu'elles soient un tant soit peu bio dégradables pour retourner à l'état de nature. quand ils voudront bien faire l'effort de ne plus jeter leurs fleurs à poodja dans des putains de sacs en plastiques, on aura déjà fait un grand pas.

 

Bon, allez, celle là, j'essaye de vous l'envoyer mais avec le mal que je viens de dire sur les rituels hindouistes, c'est pas sur qu'elle arrive.

 

                                              Bises tendre au riz.